Université Inter-Âges de Normandie
Antenne de Caen

 



film

Histoire du cinéma

En partenariat avec le Cinéma Le Lux Avenue Sainte Thérèse à Caen


Enseignant

Horaire

Salle
Cyrielle Vincent
mercredi à 20h

Salle virtuelle

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Thème de l'année : "Le cinéma britannique"

  • 5 octobre 2020 : Les 39 marches (The 39 Steps) Alfred Hitchcock, 1935, 81 min
  • 25 novembre 2020 : Le Narcisse noir (Black Narcissus)Michael Powell et Emeric Pressburger, 1947, 100 min
  • 15 décembre 2020 : Monty Python:Sacré Graal (Monty Python and the Holy Grail) Terry Gilliam et Terry Jones,1975, 91 min




L’histoire n’a pas toujours été tendre avec le cinéma britannique, et pour cause, le cinéma « Made in Britain »est un électron libre, difficile à étiqueter ou à analyser à l’aide de formules générales ou de grands courants artistiques.

François Truffaut, Roger Manvell, Pauline Kael... nombreux sont les critiques qui ont, au cours du siècle passé,dénigré le cinéma d’Outre Manche. Dans le journal britannique The Gardian du 12 décembre 1991, le chronqueur Adrian Turner dénonçait « la médiocrité, la routine et le manque de professionnalisme » du cinéma britannique avant de poser la question : « Qui se soucie encorede savoir s’il existe ou non un cinéma britannique ? ».

La question semble stérile car oui, il existe bel et bien un cinéma britannique qui possède sa propre histoire et ses propres spécificités en rapport avec la vie culturelle,politique et sociale de son pays. Mais la question plutôt pertinente ici est de savoir qui s’en soucie.

C’est que même les britanniques semblent, dans un premier temps, ne pas s’être intéressés à leur propre cinéma. Outre manche, le cinéma fut longtemps considérécomme un divertissement pour les masses populaires et faire carrière dans le monde du spectacle demeuraitpeu recommandable. De plus, dès les années 20, le grand public britannique montre très vite sa préférence pourles productions étrangères, et plus fortement les films américains proposés en abondance dans les cinémas. L’arrivée du parlant ne changea pas la donne, les britanniques étant, à l’instar de leur confrères américains, anglophones.

Cette concurrence avec Hollywood ne facilita pasl a tâche au cinéma britannique. Ainsi, le critique NickRoddick déclarait avec justesse dans l’un des essais du ecueil British cinéma now (1985) : « Si les états-unis parlaient l’espagnol, nous aurions une industrie cinématographique ».

Il faut être solide pour pouvoir faire face à la machine Hollywoodienne et restropectivement, le cinéma britannique étonne par sa diversité, sa capacité à se renouve-er et à surprendre. On lui reconnait davantage depuis quelques décennies sa singularité, son insolence, son autodérision et sa franchise, notamment grâce aux ouvrages spécialisés sur le sujet comme ceux du critique français Philippe Pilard.

Pour cette année universitaire 2020-2021, nous vous proposons de découvrir ou de redécouvrir l’histoire du cinéma britannique sur une période s’étirant des années trente à nos jours. À travers une sélection de huit films hétéroclites, nous tenterons de définir les particularités cinématographiques, esthétiques, historiques et narratives de ce cinéma souvent sous estimé.